Aperçu de la conformité au règlement relatif aux dispositifs médicaux de diagnostic in vitro (IVDR)
Conformité au RDIV de l'UE : Le guide complet
1. Qu'est-ce que le RDM UE 2017/746 (IVDR) ?
Le règlement sur les dispositifs médicaux de diagnostic in vitro est une règle de la réglementation européenne. Il fixe des exigences pour la sécurité, la performance et la qualité des dispositifs qui testent des échantillons humains, comme le sang, les tissus ou l'urine. Ce règlement a remplacé l'ancienne directive sur le diagnostic in vitro en mai 2022. L'IVDR renforce considérablement les règles relatives à la sécurité, à la performance, à la transparence et au contrôle des produits après leur mise sur le marché.
Le règlement sur le diagnostic in vitro permet de garantir la sécurité des patients et d'harmoniser les réglementations au sein de l'EU MDR Consultant. L'IVDR dispose également d'un système de classification des risques, de règles plus strictes en matière de preuves cliniques et d'une surveillance accrue de la part des organismes notifiés.
2. L'importance de la conformité à l'IVDR pour les fabricants de DIV
Si vous ne respectez pas la conformité à l'IVDR, vous ne pouvez pas vendre vos produits sur le marché de l'UE. Ce marché est l'un des plus grands au monde. Le règlement permet de protéger les patients contre les dispositifs de diagnostic défectueux ou trompeurs.
Voici pourquoi le respect de l'IVDR est important :
Accès au marché : Vous devez vous conformer à l'IVDR pour vendre vos produits dans l'UE.
Atténuation des risques : Le respect de l'IVDR permet d'éviter les amendes et les coûts élevés liés aux dommages causés à votre marque.
Crédibilité et confiance : Cela renforce la confiance des médecins et des patients envers votre produit.
Harmonisation mondiale : Le règlement sur le diagnostic in vitro est similaire aux réglementations d'autres pays, ce qui facilite la vente de vos produits ailleurs.
En résumé, le respect de l'IVDR n'est pas seulement une exigence légale. C'est nécessaire pour être compétitif. La conformité à l'IVDR est cruciale pour les fabricants de DIV.
3. Changements majeurs : IVDD vs IVDR
L'IVDR dispose d'un cadre réglementaire plus structuré que l'ancienne directive sur le diagnostic in vitro. Certains des changements clés incluent :
Aspect | IVDD (98/79/CE) | IVDR (2017/746) |
Classification | L'annexe II (liste A et liste B) précise quels dispositifs nécessitent l'intervention d'un organisme notifié, la plupart des autres étant autocertifiés. Référence : L'annexe II de la directive (98/79/CE) (listes A et B) est citée. | Évolution vers un système basé sur le risque utilisant les classes A, B, C et D. Référence : Règlement UE (2017/746), article 47 et annexe VIII. |
Organismes notifiés | Le rôle est limité. L'intervention d'un organisme notifié ne concerne que l'annexe II, liste A, liste B, et les dispositifs d'automesure. Référence : Directive 98/79/CE, annexes III à VII, qui traitent des procédures d'évaluation de la conformité. | Les DIV étaient autocertifiés et l'implication de l'organisme notifié était limitée. L'IVDR impose désormais que tous les DIV classés en classe B, C ou D fassent l'objet d'une évaluation de la conformité par un organisme notifié. Référence : Cela découle du règlement UE (2017/746), articles 48 à 51 et annexes IX à XI, qui traitent de l'évaluation de la conformité. |
Évaluation des performances | Exigence minimale : le dispositif doit atteindre les performances prévues déclarées par le fabricant. Référence : Directive 98/79/CE, annexe III, 6 (Le fabricant doit s'assurer que le dispositif atteint les performances qu'il revendique pour lui). | Exige une évaluation complète des performances, couvrant :
Documenté dans un PER (Performance Evaluation Report). Référence : Règlement UE (2017/746), articles 56 à 58 et annexe XIII. |
Documentation technique | Exigences basiques pour le dossier technique, moins détaillées. Référence : Se référer à la directive 98/79/CE, annexes IV à VII, et annexe III (déclaration de conformité CE). | Très détaillée, obligatoire : description du dispositif, gestion des risques, analyse bénéfice-risque, preuves cliniques, surveillance après commercialisation (PMS), etc. Référence : Règlement UE (2017/746), article 10, paragraphe 4, annexes II et III. |
Surveillance après commercialisation | Les fabricants soumettaient les cas aux autorités, mais la vigilance était réactive. Aucune exigence spécifique de PMS. Référence : Directive 98/79/CE et article 10 (notification des incidents). | Exige un système de PMS proactif comprenant :
Référence : Règlement UE (2017/746) - articles 78 à 87, annexe III. |
Ces changements s'inscrivent dans un mouvement plus large pour la gestion, l'examen des DIV basé sur des preuves et la transparence.
4. Quels dispositifs relèvent de la réglementation IVDR ?
La réglementation IVDR couvre tous les produits utilisés pour examiner des échantillons provenant du corps humain à des fins médicales. Les dispositifs concernés comprennent :
Diagnostics in vitro détaillés : Lecteurs de glycémie, tests de grossesse, réactifs de laboratoire
Dispositifs d'automesure : Kits de test VIH et COVID-19
Diagnostics compagnons : Ce test est utilisé pour déterminer l'admissibilité au traitement
Tests génétiques et outils de dépistage
Logiciels : Applicable lorsqu'ils contrôlent, soutiennent ou impactent le fonctionnement ou l'interprétation d'un DIV.
Les fabricants doivent évaluer à la fois l'utilisation prévue et le niveau de risque pour établir la classification sous l'IVDR, car son champ d'application est plus large et plus détaillé que celui de l'ancienne directive sur le diagnostic in vitro.
5. Résumé des principaux changements apportés à la réglementation sur le diagnostic in vitro
Il existe des règles spécifiques pour la réglementation sur le diagnostic in vitro. Ces règles accordent du temps aux acteurs et clarifient les exigences afin qu'ils puissent continuer à vendre des dispositifs de diagnostic in vitro sur le marché de l'Union européenne. Les nouvelles règles visent à aider à comprendre les démarches nécessaires pour continuer à commercialiser des dispositifs in vitro dans l'UE.
Règlement | Points clés |
UE (2022/112) | - Extension initiale des délais de transition pour les DIV existants (legacy) - Périodes de transition introduites en fonction de la classification des risques des dispositifs |
UE (2023/503) | - Augmentation des intervalles pour l'évaluation périodique des organismes notifiés |
UE (2023/607) | - Élimination de la période d'écoulement des stocks pour les dispositifs déjà sur le marché pendant la phase transitoire |
UE (2024/1860) | - Nouvelle prolongation des délais transitoires - Introduction de délais pour la mise en place d'un système de gestion de la qualité conforme à l'IVDR - Définition de dates limites pour signer et finaliser les accords avec les organismes notifiés - Mise en œuvre progressive du système EUDAMED - Obligation d'informer les autorités à l'avance de toute interruption planifiée de la fourniture d'un dispositif |
6. Classification des DIV sous l'IVDR
Sous l'IVDR, les dispositifs de diagnostic in vitro sont divisés en quatre classes de risque. Ces classes sont :
Classe A : Dispositifs à faible risque, tels que les équipements de laboratoire et les récipients pour échantillons.
Classe B : Dispositifs à risque modéré pour l'individu et faible pour la santé publique, comme les tests de grossesse et les tests CRP.
Classe C : Dispositifs présentant un risque élevé pour l'individu et/ou un risque modéré pour la santé publique, tels que les tests pour les maladies infectieuses comme l'hépatite B.
Classe D : Dispositifs présentant le risque le plus élevé pour l'individu et la santé publique, par exemple les tests pour le VIH ou les groupes sanguins utilisés pour les transfusions sanguines.
La classification de ces dispositifs dépend de leur destination, de leur impact potentiel sur la santé des patients ou du public et de l'importance des informations qu'ils fournissent. Ce système est harmonisé au niveau mondial et garantit que les dispositifs sont contrôlés rigoureusement en fonction de leur dangerosité, de sorte que les dispositifs tels que les tests de dépistage de l'hépatite B et du VIH font l'objet d'une surveillance très stricte.
7. Rôle et importance des organismes notifiés
Dans le cadre de l'IVDR, les organismes notifiés jouent un rôle considérablement élargi et critique dans l'évaluation de la conformité des dispositifs de diagnostic in vitro. Il s'agit d'un changement majeur par rapport à la directive IVDD (98/79/CE), où la plupart des DIV étaient autocertifiés et l'intervention des ON était limitée. L'IVDR impose désormais que tous les DIV classés en classe B, C ou D subissent une évaluation de la conformité par un organisme notifié, à l'exception seulement de certains dispositifs non stériles de classe A d'usage courant.
Base réglementaire
Conformément à l'article 48, paragraphe 10, du règlement UE (2017/746) :
Les fabricants de dispositifs de classe A autres que ceux destinés à l'évaluation des performances déclarent la conformité de leurs produits en établissant la déclaration de conformité UE visée à l'article 17, après avoir élaboré la documentation technique mentionnée aux annexes II et III.
8. Feuille de route pour la conformité à l'IVDR
Se conformer à l'IVDR est un processus qui nécessite de la planification. Vous devez également mettre à niveau votre système qualité et rédiger de nombreux documents. Voici un plan simple pour vous aider :
Effectuer une analyse des écarts : Examinez vos processus, vos dossiers techniques, votre système de gestion de la qualité et les revendications de vos produits. Comparez-les aux exigences de l'IVDR. Cette étape permet d'identifier les lacunes dans des domaines clés tels que la documentation technique, la surveillance après commercialisation, la classification et l'évaluation de la conformité. Bien qu'elle ne renvoie pas directement à une annexe, elle aide à cibler les écarts liés aux annexes II, III, VIII ainsi qu'aux annexes d'évaluation de la conformité IX, X et XI.
Reclasser les dispositifs : Chaque DIV doit désormais être classé dans l'une des classes de risque A, B, C ou D en fonction de sa destination et du risque pour le patient. Il s'agit d'un changement majeur par rapport à la classification par liste de la directive d'origine.
Annexe VIII – Détaille les règles de classification.
Article 47 – Introduit l'approche de classification basée sur le risque.
Les classes B à D nécessitent l'intervention d'un organisme notifié ; seule la classe A non stérile permet l'autodéclaration.
Mettre à jour la documentation technique : Le dossier technique doit être actualisé pour refléter les nouvelles exigences et structures.
Annexe II – Décrit le contenu requis de la documentation technique.
Annexe III – Ajoute des exigences concernant la documentation de PMS (ex. Plan de PMS, Rapport de PMS, PSUR).
Vérifiez que votre documentation démontre clairement la sécurité, les performances et l'équilibre bénéfice-risque.
Renforcer le système de gestion de la qualité : Assurez-vous que votre système de gestion de la qualité répond aux exigences de la norme ISO 13485:2016. Il doit également inclure les processus requis par l'IVDR.
Article 10(8) – Oblige les fabricants à établir et maintenir un système de gestion de la qualité conforme.
Annexe IX / XI – L'évaluation du système de gestion de la qualité fait partie des procédures de conformité impliquant les organismes notifiés.
Les organismes notifiés évalueront votre système de gestion de la qualité dans le cadre du processus d'évaluation de la conformité.
Engager un organisme notifié : Sélectionnez et signez un contrat avec un organisme notifié (ON) dont la désignation couvre votre type de dispositif.
Article 48 – Précise quand l'intervention d'un organisme notifié est requise.
Annexe IX / X / XI – Différentes voies d'évaluation de la conformité, selon la classification et la stratégie de documentation.
Un engagement précoce est essentiel en raison de la capacité limitée des organismes notifiés.
Obtenir des données pour l'évaluation des performances : Trois piliers doivent être couverts par une évaluation des performances basée sur des preuves :
Rapport de validité scientifique
Spécifications de performances analytiques
Performances cliniques
Annexe XIII – Définit les exigences relatives à l'évaluation des performances et au rapport d'évaluation des performances (PER).
Il s'agit d'une exigence de preuve essentielle dans le cadre de l'IVDR.
Préparer les plans de PMS et de vigilance : Vous devez surveiller et analyser activement les performances des dispositifs après leur mise sur le marché.
Annexe III – Concerne la structure du plan de PMS et les exigences relatives au PSUR.
Articles 78 à 81 – Détaillent les exigences de PMS selon la classification (ex. Rapports de PMS pour les classes A/B et PSUR pour les classes C/D).
La PMS n'est plus optionnelle – elle est obligatoire, structurée et axée sur les risques.
Nommer les opérateurs économiques : Si vous n'êtes pas établi dans l'UE, désignez un mandataire européen (EC REP) et définissez les responsabilités avec vos importateurs et distributeurs.
Article 11 – Mandataire dans l'UE
Article 13 – Obligations des importateurs
Vous devez vérifier la traçabilité complète et la conformité tout au long de votre chaîne d'approvisionnement.
Conformité de l'IUD et de l'étiquetage : Nous devons respecter les règles relatives à l'IUD et à l'étiquetage. Pour ce faire, assurez-vous de mettre à jour l'étiquetage et l'emballage de vos dispositifs conformément aux exigences du GSPR (exigences générales de sécurité et de performances) et de l'IUD.
Annexe I, Section 20 – Couvre les exigences générales d'étiquetage et d'information.
Annexe VI – Définit la structure et l'application de l'IUD (identifiant unique des dispositifs).
L'IUD garantit la traçabilité et doit être enregistré dans EUDAMED.
Soumettre pour évaluation de la conformité : Une fois toute la documentation prête, soumettez votre demande à l'organisme notifié.
Annexe IX, X, XI – Selon la voie d'évaluation de la conformité choisie.
Le marquage CE doit suivre l'examen et l'approbation de l'organisme notifié pour les classes B, C et D.
Bien que certains dispositifs de classe A d'usage courant puissent faire l'objet d'une autocertification, les autres nécessitent une évaluation rigoureuse par un organisme notifié.
Exigences en matière d'évaluation des performances
L'évaluation des performances sous l'IVDR est obligatoire pour toutes les classes de DIV, et elle est détaillée dans l'annexe XIII ainsi que dans les articles 56, 57 et 58.
Rapport de validité scientifique : Il s'agit du lien entre l'analyte et l'état clinique (par exemple, la mutation génétique et le risque de maladie).
Spécifications de performances analytiques : Celles-ci décrivent l'aptitude du test à détecter ou à mesurer l'analyte cible.
Performances cliniques : L'aptitude du test à fournir des résultats en situation clinique réelle, incluant la sensibilité, la spécificité et l'utilité clinique.
Les fabricants sont tenus de rédiger un rapport d'évaluation des performances, étayé par des données continues collectées par le biais d'activités de suivi clinique après commercialisation (PMPF).
Documentation technique dans le cadre du règlement sur le diagnostic in vitro
Sous l'IVDR, la documentation technique doit être plus détaillée et structurée que sous l'ancienne directive. Cette documentation doit suivre un certain format défini dans l'annexe II et l'annexe III du règlement européen (2017/746).
Les éléments clés sont :
Description et spécifications du dispositif
Informations relatives à la conception et à la fabrication
Étiquetage et exemples de notice d'utilisation (IFU)
Documentation de gestion des risques
Documentation sur l'évaluation des performances
Plans de PMS (surveillance après commercialisation) et de PMPF (suivi des performances après commercialisation)
Attribution de l'IUD et traçabilité
Déclarations de conformité et certificats
Pour que l'organisme notifié et les autorités compétentes puissent l'examiner, ce document doit être à jour et facilement disponible. L'obtention des approbations dans les délais requiert une structure claire et des informations exhaustives. Il est indispensable de maintenir ces documents à jour. Une structure appropriée et l'exhaustivité des dossiers sont essentielles pour les approbations délivrées par l'organisme notifié et les autorités compétentes.
13. Obligations de surveillance après commercialisation et de vigilance
Chaque dispositif doit faire l'objet d'un système de PMS actif et fondé sur les risques, mis en place par les fabricants conformément à l'IVDR. Ce système doit être conçu pour suivre les performances réelles, détecter les risques de manière précoce et prendre des mesures préventives ou correctives si nécessaire.
Les principaux éléments de la PMS comprennent :
Le plan de surveillance après commercialisation (annexe III, partie B)
Le rapport périodique actualisé de sécurité (PSUR) - obligatoire pour les classes C et D
La notification des tendances concernant les incidents non graves et les quasi-incidents
La notification des incidents aux autorités compétentes
Les mesures correctives de sécurité sur le terrain (FSCA) et les avis de sécurité sur le terrain (FSN)
Ces processus garantissent une conformité continue à l'IVDR et la sécurité des patients tout au long du cycle de vie du dispositif.
14. Calendrier et dates limites de l'IVDR
Le nouveau règlement relatif aux dispositifs de diagnostic in vitro est officiellement entré en vigueur le 26 mai 2022. Toutefois, certains fabricants de dispositifs de diagnostic in vitro bénéficient d'un délai supplémentaire pour se mettre en conformité. Ce délai de transition dépend du type de certificat dont ils disposent au titre de l'ancienne directive sur les dispositifs de diagnostic in vitro.
Dates clés à retenir :
Catégorie de dispositif | Ancienne date limite | Nouvelle date limite |
Dispositifs de classe D | 26 mai 2025 | 31 décembre 2027 |
Dispositifs de classe C | 26 mai 2026 | 31 décembre 2028 |
Dispositifs de classe B | 26 mai 2027 | 31 décembre 2029 |
Dispositifs de classe A stériles | 26 mai 2027 | 31 décembre 2029 |
Dispositifs de classe A non stériles | Déjà sous IVDR (depuis le 26 mai 2022) | Déjà sous IVDR (depuis le 26 mai 2022) |
Nouveaux dispositifs / dispositifs avec modification substantielle | Déjà sous IVDR (depuis le 26 mai 2022) | Déjà sous IVDR (depuis le 26 mai 2022) |
15. Exigences de langue et d'étiquetage sous l'IVDR
Les exigences d'étiquetage (chapitre III, section 20.2) et de langue (article 37) sont plus strictes sous l'IVDR afin de garantir la sécurité des patients et la traçabilité au sein de l'UE.
L'étiquetage doit inclure :
Les codes UDI-DI et UDI-PI conformément à l'annexe VI.
Le nom ou la marque commerciale du dispositif.
Le nom, la raison sociale ou marque déposée, et l'adresse du fabricant (ainsi que les coordonnées du mandataire si applicable).
Les coordonnées de l'importateur (si le dispositif est mis sur le marché de l'UE par un importateur).
Le numéro de lot ou le numéro de série pour le suivi.
La date de fabrication ou la date d'expiration, le cas échéant.
Les conditions particulières de conservation ou de manipulation si nécessaire.
L'indicateur de stérilité et la méthode de stérilisation si applicable.
Les mises en garde ou restrictions nécessaires pour une utilisation sûre.
La destination du dispositif.
Les symboles conformes aux normes harmonisées (EN ISO 15223-1), assurant la clarté sans nécessiter de traduction dans la mesure du possible.
Considérations linguistiques : Article 37 - Exigences linguistiques
Traduction dans les langues officielles de l'UE : Toutes les instructions d'utilisation (notice), étiquettes et informations de sécurité doivent être fournies dans les langues officielles de l'État membre de l'UE où le dispositif est mis à la disposition de l'utilisateur ou du patient.
Clair et compréhensible : La langue utilisée doit être claire et facilement comprise par l'utilisateur ciblé, qu'il s'agisse d'un profane ou d'un professionnel de santé.
16. Exigences EUDAMED
La base de données européenne sur les dispositifs médicaux est le système informatique central de l'UE créé pour accroître la transparence et améliorer la coordination des informations concernant les dispositifs médicaux et les dispositifs de diagnostic in vitro. EUDAMED est la plateforme principale qui regroupe les fabricants, les mandataires, les importateurs, les distributeurs, les organismes notifiés et les autorités compétentes. Tous y enregistrent, échangent et surveillent les informations. C'est le cas sous la réglementation IVDR. EUDAMED les aide à accomplir cette tâche.
Exigences fondamentales dans le règlement sur le diagnostic in vitro (IVDR)
Les exigences d'EUDAMED sont principalement présentées dans les articles 25 à 34 du règlement IVDR - UE (2017/746) et les annexes associées. Les principales exigences sont :
Enregistrement des acteurs
L'enregistrement dans EUDAMED est obligatoire pour les importateurs, les fabricants et les mandataires.
Chaque acteur reçoit un numéro d'enregistrement unique (SRN) pour une identification exclusive.
Référence : Article 28.
Base de données IUD
Les données d'identification unique des dispositifs doivent être téléchargées dans EUDAMED.
Les fabricants doivent enregistrer l'IUD-DI de base et les informations relatives au dispositif. Ils doivent effectuer cette saisie pour l'IUD.
Référence : Articles 24 à 27, annexe VI.
Enregistrement des dispositifs
Les certificats délivrés par les organismes notifiés doivent être téléchargés sur EUDAMED.
L'identification du dispositif, sa classe de risque, sa destination, les informations du fabricant et les certifications sont des exemples d'informations requises.
Référence : Article 26.
Certificats et informations sur les organismes notifiés
Les certificats émis par les organismes notifiés doivent être téléchargés sur EUDAMED.
Cela garantit la transparence et la traçabilité des évaluations de la conformité.
Référence : Article 51(5).
Évaluation clinique / Données sur l'étude des performances
EUDAMED héberge un module pour l'enregistrement des études de performances cliniques des DIV.
Cela inclut les demandes, les approbations, les modifications et les résultats.
Référence : Articles 57 à 77.
Surveillance après commercialisation et vigilance
Les fabricants sont tenus de soumettre les rapports de tendances, les PSUR, les mesures correctives de sécurité sur le terrain et les incidents majeurs dans EUDAMED.
La Commission et les autorités compétentes utilisent ces informations pour l'analyse de sécurité et le suivi.
Référence : Articles 82 à 87.
Surveillance du marché par les autorités
Les autorités compétentes enregistrent leurs activités de surveillance du marché, telles que les inspections, les audits et les mesures d'exécution dans EUDAMED.
Référence : Articles 93 à 100.
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